Posted on 14 septembre 2025 by Naange Kumpital

Depuis son introduction dans la Vallée du fleuve Sénégal, la culture du blé, ne cesse de gagner du terrain. Les superficies emblavées, en irrigué, augmentent et le nombre d’acteurs impliqués, s’accroit campagne après campagne.
D’importants rendements, aussi, sont notés. De quoi susciter l’intérêt, tant au plan économique que nutritionnel. La question était, d’ailleurs, au centre de l’atelier de partage organisé par European Cooperative for rural and development (EUCORD), ce vendredi à la Bibliothèque municipale de Podor, avec la participation de plusieurs groupements de femmes, qui s’activent dans la transformation et la commercialisation des produits alimentaires de Podor et de Dagana, cibles principales de cette formation.

La rencontre s’est tenue en présence du coordonnateur du Programme Blé irrigué Sénégal, Amadou Diouf, qui avait à ses côtés des représentants du service départemental du développement rural et de la SAED.
L’atelier, qui a enregistré la présence de nombreuses femmes bien connues dans le secteur de la transformation et de la restauration, a vu la participation des femmes formatrices Ndèye Khady Touré Mané et de Maimouna Diop.
Cette journée faite suite à une série d’activités en faveur du développement de la chaîne valeur du blé en zone irriguée, pilotées par le Programme Blé irrigué Sénégal (BIS) dont l’objectif global est de « contribuer à la souveraineté alimentaire du Sénégal ».

« Après avoir participé à la mise en place aux conditions de production, il fallait aider à la transformation, à la commercialisation et à la sensibilisation sur la préparation des aliments et à faire connaitre la valeur nutritionnelle des plats à base de blé, à travers des sessions, notamment à Sanar, Saint Louis », a laissé entendre le technicien d’EUCORD dans le département de Podor, Amadou Barry.
«Une manière de contribuer au développement économique et à la santé de la famille», selon, M. Barry. Plusieurs plats à base de blé local, ont été présentés par les formatrices, qui ont mis l’accent sur les bienfaits de la céréale.

« Il y a dix avantages essentiels, qui ont été listés en ce concerne la santé humaine. Le blé contient du fer, du zinc, des minéraux, des antioxydants, entre autres. Il contient plusieurs vitamines E, du groupe B, par exemple», a fait valoir Mme Mané.
Pour Mme Diop, neuf plats traditionnels peuvent être préparés et consommés par nos familles avec du lait, ou du poisson ou encore de la viande.

« Nous avons des brisures de blé, de la farine enrichie, du couscous de blé. Nous avons aussi le choix d’en faire du arraw, du mbouraké de blé, et même du café de blé, etc.», a-t-elle soutenue.
Une des participantes, à qui nous avons donné la parole a déclaré sa totale et entière satisfaction à la fin de la session.
« Je ne pouvais pas imaginer que le blé pouvait être cultivé chez nous. A plus forte raison que de participer à sa production. Mieux, pouvoir transformer cette céréale aux nombreuses vertus, c’est bénéfique. Ce que je voyais loin est devant moi », s’est exclamée, une femme connue à Podor dans le milieu de la transformation et de la restauration, Assietou Diallo.

Le Programme Blé irrigué Sénégal, qui vise à réduire les importations du blé du Sénégal et à renforcer la sécurité alimentaire du pays, s’imbrique parfaitement dans la Vision Sénégal 2050, notamment dans le volet souveraineté alimentaire. Il est mis en œuvre par EUCORD, en partenariat avec l’Institut sénégalais de Recherches agricoles (ISRA), dans le cadre des Partenariats Publics-Privés (PPP).
A.D
